Comparer les candidats sur leur pojet pour les Affaires sociales

Publié le par Socialistes fonsorbais

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Les candidats remettent tous en cause la réforme des retraites du gouvernement. Ils la jugent injuste et souhaitent revenir dessus en cas de victoire. Si, dans leurs analyses et prises de position, certains insistent davantage sur les efforts nécessaires (allongement de la durée de cotisation notamment) et d’autres davantage sur leur souci d’équité (prise en compte de la pénibilité…), leurs convergences sont réelles.

 

Réforme des retraites

Ainsi Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal et Arnaud Montebourg souhaitent-ils le retour de la retraite à 60 ans pour ne pas pénaliser ceux qui ont commencé à travailler tôt. Et si Manuel Valls et Jean-Michel Baylet se démarquent et affirment qu’il sera impossible de revenir sur l’âge légal de départ à la retraite « pour tous » (Manuel Valls), ils ne ferment pas la porte à la prise de retraite à 60 ans – pour certains.

Comme l’évoque le projet socialiste, plusieurs candidats font d’une hausse de la durée de cotisations un élément central de la réforme telle qu’ils l’envisagent. Manuel Valls et François Hollande la jugent inévitable. Martine Aubry, de son coté, estime qu’elle devrait intervenir à l’horizon 2020. Arnaud Montebourg explique pour sa part que les salariés devront consentir à de nouveaux efforts sans donner toutefois plus de précisions. Ségolène Royal et Jean-Michel Baylet ne se sont pas encore prononcés sur le sujet.

 

Pénibilité et espérance de vie

En parallèle, tous insistent sur la nécessité de mettre en place une réforme équitable. Comme le projet socialiste, ils souhaitent une meilleure prise en compte de la pénibilité et de l’espérance de vie par catégorie socioprofessionnelle. Jean-Michel Baylet propose même de permettre aux personnes qui ont exercé des métiers pénibles et cotisé le nombre d’annuités nécessaire de partir à la retraite dès qu’elles le souhaitent.

En accord avec le PS, les candidats refusent en revanche que l’effort de financement porte uniquement sur les salariés. Ils militent pour une plus grande contribution des revenus du capital notamment. Ségolène Royal estime que la suppression de leurs niches fiscales et sociales pourrait ainsi rapporter près de 145 milliards d’euros.

Si le PS évoque une retraite universelle et personnalisée, Manuels Valls, Jean-Michel Baylet et François Hollande vont plus loin en en précisant les modalités. Ils considèrent qu’il faudra à l’avenir instaurer un système de retraites par points, pour dépasser les questions d’âge.

 

Dépendance

Sur les questions de santé et de dépendance, peu de prises de position personnelles ont été exprimées. Aussi peut-on se référer au projet socialiste qui promeut, entre autres, l’organisation d’états généraux de la santé sur tout le territoire, un meilleur remboursement par l’assurance maladie des soins réellement nécessaires, une politique de prévention plus accentuée, un système de prise en charge personnalisé et plus lisible de la dépendance.

Plus globalement enfin, Martine Aubry propose une vision nouvelle de notre système social et de l’Etat-providence en promouvant la notion de « care ». Pour elle, « il faut passer d’une société individualiste à une société du care, selon le mot anglais que l’on pourrait traduire par « soin mutuel » : la société prend soin de vous, mais vous devez aussi prendre soin des autres et de la société ». Martine Aubry fait de cette éthique du care un élément clé de la « société du bien-être » qu’elle appelle de ses vœux.

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