Programme: Le PS pour une « autre école »
La convention sur l’égalité réelle (voir la vidéo) comporte un volet important intitulé « Education et formation pour l’égalité » qui fera l’objet de débats internes avant de servir de socle au programme éducatif de notre futur candidat à la présidentielle de 2012. «Le Monde» en révèle les grandes lignes.
- Cinq jours d’école:
Le texte propose de mieux répartir les heures de cours sur l’année et la journée en raccourcissant les vacances d’été, en organisant une semaine de cinq jours éducatifs comprenant un temps de loisir culturel et incluant les devoirs du soir.
- Un collège sans redoublement:
Dans le collège rénové, on ne redoublera plus, les enseignements seront plus transversaux, les parcours individualisés et des métiers nouveaux créés pour aider les plus en difficulté, au côté d’enseignants surnuméraires. « Nous proposons la participation d’enseignants du primaire au collège et réciproquement dans le cadre de projets communs », précise aussi le texte.
- Des enseignants revalorisés avec contrepartie:
Les enseignants se voient proposer une nouvelle définition de leur métier. Il s’agit de prendre en compte l’ensemble des tâches qu’ils réalisent et non plus seulement leur nombre d’heurs de cours. La possibilité d’enseigner deux disciplines en collège est évoquée. Les enseignants pourraient choisir au cours d’une formation initiale reconstruite, de s’initier à l’enseignement d’une seconde discipline, avec une revalorisation à la clef.
- Des établissements autonomes astreints à plus de mixité sociale:
Les établissements disposeront d’une plus grande autonomie, la dotation horaire devant laisser une marge de manœuvre aux équipes éducatives pour renforcer leur projet. En revanche, les établissements devront panacher le recrutement de leurs élèves. «Il faut dépasser la logique strictement territoriale et introduire des critères sociaux et scolaires dans le nouveau dispositif de sectorisation, notamment en créant un indice de mixité sociale», indique le document.
- Astreindre l’enseignement privé à des contraintes:
« Une juste contrepartie du financement public dans les établissements privés sous contrat impose qu’ils soient soumis aux mêmes objectifs de mixité, et donc qu’ils entrent dans la sectorisation », précise l’auteur du projet Bruno Julliard. Aujourd’hui, les enseignants du privé sous contrat sont pays par l’Etat, mais les établissements choisissent librement leurs élèves.
- Une seconde chance:
Chaque sortant du système éducatif doit partir avec en poche un compte formation individuel à deux étages. Le premier étage étant un complément à sa formation initiale utilisable dans les deux ans après la sortie de la formation, le second serait utilisable tout au long de sa vie.