Le syndrome du larbin

Publié le par Socialistes fonsorbais

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à anticiper les désirs du prince et de prendre systématiquement la défense de ses intérêts au détriment des valeurs universelles et du bon sens. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir contre ses principes voire ses propres intérêts au profit de celui qui l’exploite.

 

L’amour démesuré que porte le larbin au prince n’a d’égal que son manque de discernement de ce qui pourrait être bon pour lui. Au lendemain du premier tour des élections cantonales, nous avons eu droit à de beaux spécimens de larbins dont l’acte de foi qui structure leur allégeance au prince est d’une totale médiocrité. Des larbins qui intellectualisent le débat pour tenter de nous convaincre que piocher dans les plus bas instincts de l’Homme est toujours la meilleure des solutions à nos problèmes, quand bien même ils en seraient perdants sur le plan de la morale.

 

Globalement consterné par le manque d’intelligence dont fait preuve M. Sarkozy, je suis rassuré de voir que certains de ses larbins ont un éphémère regain de dignité. On peut maintenant distinguer deux sortes de larbins :

Les larbins par contrainte (Fillon, Pécresse, Baroin, Kosciusko-Morizet ...) et les larbins de conviction ou par choix (Copé, Bertrand, Jacob, Lefebvre, Estrosi ...).

Les premiers ont choisi de ne pas suivre Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé dans leur stratégie du "ni front républicain, ni Front national". Le premier ministre, qui assistait à une réunion de la majorité à l'Assemblée lundi 21 mars, a expliqué aux députés UMP que "tout conduit à voter contre le Front national au second tour des cantonales". Plus explicite encore, le premier ministre aurait lancé aux parlementaires de la majorité : "En cas de duels PS-FN, il faut voter contre le FN".

Les seconds ont opté pour la stratégie du "ni-ni", décidée par l'Elysée et Jean-François Copé : ni alliance avec le FN ni front républicain. Une tactique qui vise à "ménager" les électeurs UMP passés au Front national dans la perspective d'une réconciliation future, mais qui provoque une fronde de plus en plus franche d'un certain nombre de responsables de la majorité présidentielle.

En fin de journée, les larbins par contrainte, n’assumant plus leur émancipation, ont tenté de tempérer leurs propos et chanter les loua

 

nges du prince. N’oublions pas que le larbin réagit vivement à toute forme de courage qui ose remettre en cause sa servitude à l’égard de son prince.

 

Malgré tout, nous assistons à la naissance d’une troisième catégorie de larbins jusque-là méconnue des scientifiques, celle des larbins par contrainte qui s’affranchissent de la tutelle du prince.

 

Le larbin sévit en masse dans le paysage politique et la situation est critique mais peut-être pas complètement désespérée, aussi aidez-nous à lutter efficacement contre ce fléau en allant voter et en vous impliquant.

 

La prochaine fois, je vous parlerai du syndrome des béni-oui-oui,. Un syndrome qui guette notre parti.

 Hamid BENALI

 

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Publié dans Vie de la section

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