Hollande veut mettre le parti en ordre de marche

Publié le par Socialistes fonsorbais

François Hollande sur le plateau du JT de TF1, le 17 octobre 2011.

François Hollande sur le plateau du JT de TF1, le 17 octobre 2011. Jacques Brinon/AP/SIPA

PRESIDENTIELLE - Le candidat socialiste à l'Elysée appelle Martine Aubry à rééquilibrer les forces au sein du PS, ce à quoi la Première secrétaire semble prête...

François Hollande marque son territoire. Lundi, le candidat socialiste à la présidentielle et ses partisans ont prévenu qu'il n'y aurait pas deux campagnes socialistes et que les soutiens de Martine Aubry devraient partager également les responsabilités au sein du PS.

 

Choisi pour porter les couleurs du Parti socialiste avec 56,6% des voix de sympathisants de gauche, François Hollande a marqué dès dimanche soir son refus d'«une campagne avec double commandement», Martine Aubry, son ex-rivale, reprenant dès lundi les rênes du parti.

Soucieux d'éviter le scénario de 2007, quand Ségolène Royal avait fait campagne contre Nicolas Sarkozy sans le soutien du parti, les deux camps appellent à l'unité et au rassemblement, le maître-mot du candidat Hollande au soir de sa désignation. «Ma priorité c'est de rassembler, de m'adresser aux Français et donc je fais confiance à Martine Aubry, à la direction du parti socialiste», a-t-il déclaré au journal de 20 heures de TF1.

L'exemple américain

Martine Aubry a confirmé plus tôt dans la journée que telle était son intention. «Nous avons maintenant un candidat, c'est François Hollande, et le Parti socialiste va travailler totalement avec lui, derrière lui. Ça me paraît la moindre des choses», a-t-elle déclaré à son arrivée au siège du PS. «La droite ne pourra pas jouer là-dessus. Nous serons tous unis pour battre Nicolas Sarkozy en mai 2012 et ça commence dès ce matin», a-t-elle ajouté.

«Regardez ce qui s'est passé aux Etats-Unis entre Barack Obama et Hillary Clinton. Ça a été compliqué, ça a été tendu, et puis après, lors de la convention d'investiture, la réconciliation s'est faite», a dit quant à lui Pierre Moscovici, évoquant le rabibochage entre le président américain et sa secrétaire d'Etat après une virulente primaire. «Les choses vont s'ajuster», a-t-il poursuivi, citant notamment «les discussions avec nos partenaires, de gauche et écologistes.»

Pierre Moscovici a ajouté que l'équipe de campagne de François Hollande serait constituée «dans les semaines qui viennent» et qu'elle compterait «évidemment tout le monde». Le maire de Paris Bertrand Delanoë, soutien de Martine Aubry, s'est voulu sur la même longueur d'onde en assurant sur France Inter que «le temps n'est pas aux règlements de comptes» mais «à la fusion des équipes».

Manuel Valls met en avant «l'unité» et «l'élégance»

Le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb, partisan de François Hollande, a suggéré sur Canal+ de «croiser les équipes» en ouvrant «des postes importants» au parti, «l'opposition d'hier» étant devenue «la majorité d'aujourd'hui». Une allusion au congrès de Reims de novembre 2008 qui avait porté Martine Aubry à la tête du PS. Le député de l'Essonne Julien Dray, qui avait porté son choix sur François Hollande, avait plaidé dès dimanche soir pour «un rééquilibrage à l'intérieur de la direction» du PS afin «qu'il y ait effectivement osmose».

Manuel Valls, qui avait appelé à voter François Hollande après avoir recueilli près de 6% des suffrages au premier tour de la primaire, se veut confiant. «Contrairement à ce qui s'est passé en 2006, le rassemblement, l'unité, l'élégance, ce sont les mots qui me viennent, se sont faits dès hier soir», s'est félicité le député-maire d'Evry (Essonne) sur Europe 1. «Il faut une bonne coordination entre le PS et l'équipe du candidat, mais ce dernier va surtout être tourné vers les Français», a-t-il expliqué. «Il n'y a aucune raison que ça ne se passe pas bien entre les équipes.»

Publicité

Publié dans National

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article