François Hollande ne veut recevoir "aucune leçon" de Martine Aubry

Publié le par Socialistes fonsorbais

LEMONDE.FR | 11.10.11 | 11h59   •  Mis à jour le 11.10.11 | 12h29

 

François Hollande, à Arles, samedi 1er octobre.

François Hollande, à Arles, samedi 1er octobre.REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER

François Hollande hausse le ton. Le finaliste de la primaire socialiste a assuré mardi 11 octobre sur France Info n'avoir "aucune leçon de constance" ni de "cohérence" à recevoir de qui que ce soit. Autrement dit de Martine Aubry, qui l'accuse d'incarner une "gauche molle". M. Hollande a répliqué sur un ton inhabituellement offensif, assurant n'avoir jamais dévié de son chemin de gauche depuis qu'il est "citoyen". Et a même lancé une pique en direction de sa rivale.

Celui qui est arrivé en tête du premier tour semble désormais résolu à ne pas laisser Martine Aubry l'attaquer sans rien dire. Dans la dernière ligne droite, ses lieutenants le poussent à répliquer pour ne "plus laisser les procès continuer à se répandre", a notamment expliqué au Monde Stéphane Le Foll, bras droit du député de Corrèze.


"JE N'ACCEPTERAI PAS QUELQUE PROCÈS QUE CE SOIT"

Alors que Martine Aubry continue d'attaquer M. Hollande sur sa mollesse personnelle et idéologique supposée, l'ancien premier secrétaire a lancé sur France Info : "Je n'accepterai pas quelque procès que ce soit (...) Je ne me ferai donner aucune leçon de qui que ce soit sur ma constance, ma cohérence. J'ai dirigé pendant onze ans le Parti socialiste et je ne l'ai jamais fait dévier." "Je suis de gauche et je n'entends pas ici concéder. Je suis de gauche depuis que je suis citoyen", a-t-il dit.

Il a ensuite lancé une pique en direction de sa rivale : "Je n'ai jamais fait d'alliance avec le centre", a-t-il déclaré. Une allusion à la stratégie d'alliance locale de Martine Aubry, qui s'était alliée avec le MoDem lors des élections municipales de 2008, à Lille.

Lundi soir, sur TF1, Martine Aubry a de nouveau lancé à l'encontre de son rival :  "J'ai dit qu'il avait changé d'avis sur l'éducation nationale, il a changé d'avis sur Hadopi, sur la règle d'or (…) Je continuerai à lui poser ces questions."

"Le problème n'est pas d'être coriace ou pas coriace. C'est d'être crédible ou pas crédible", avait déjà répliqué sèchement François Hollande, lundi sur France 3.


"J'ESSAYE DE RESTER SUR UNE COHÉRENCE"

Comme on lui demandait si les ralliements de Manuel Valls, considéré comme à la droite du Parti socialiste et celui du président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, étaient des cadeaux empoisonnés, il a répondu : "Il n'y a aucun cadeau empoisonné dès lors qu'une confiance m'est faite. Je cherche le rassemblement le plus large, sans rien perdre de ma cohérence." M. Hollande avait déjà exprimé cette position lundi sur France Culture.

François Hollande a aussi affirmé ne pas vouloir "faire une politique en zigzag" pour satisfaire aux conditions posées par Arnaud Montebourg pour le second tour de la primaire d'investiture socialiste. "Je n'ai jamais été là comme une espèce de mouche qui va autour des pots de confiture pour savoir laquelle est la plus offrante", a-t-il déclaré.

"J'essaye de rester sur une cohérence, sur une constance, sans avoir besoin de changer mon propre discours (...) Je ne courrai pas pour faire toutes les chansons à tous ceux qui demandent un peu plus et qui ont des urgences. Vous avez vu l'état des finances publiques, de la dette ? Je ne peux pas promettre ce que je n'ai pas", a poursuivi le député de Corrèze. "Je recherche le rassemblement le plus large sans rien perdre de la ligne directrice qui est la mienne, de ma cohérence", a-t-il plaidé.

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