Cours de morale : Martin Malvy retourne à la droite les propos de Nicolas Sarkozy

Publié le par Socialistes fonsorbais

Par A. l'AFP

Publié le 01/09/2011

 

Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS) a tourné en dérision jeudi 1er septembre 2011 le retour des leçons de morale dans les écoles en renvoyant à la droite les propos de Nicolas Sarkozy sur l'instituteur qui ne pourrait jamais remplacer le curé.

« Après que le président de la République ait déclaré un jour que, pour lui, aucun enseignant ne remplacerait jamais le prêtre, je pense que ce n’est pas vers la morale qu’il faut se tourner, c’est vers la citoyenneté », a dit M. Malvy en ricanant doucement devant le retour annoncé des cours de morale en primaire à la rentrée.

« Je crois que, plus que jamais, les jeunes ont besoin d’apprendre qu’ils sont citoyens d’un pays, qu’à ce titre ils ont des droits – c’est vrai – mais (aussi) des devoirs et des responsabilités. C’est pas par la morale, la morale enseignée comme ça, de 8 heures à 9 heures du matin, c’est pas comme ça qu’on va redonner aux jeunes l’esprit civique », a dit l’ancien ministre.

Excitation politique- Entre le rétablissement des leçons de morale et la protestation de 80 députés UMP contre le contenu de certains manuels scolaires sur l’orientation sexuelle, M. Malvy n’a pas exclu une tentative de la part de la droite d’instrumentaliser l’enseignement et la rentrée à des fins politiques.

  »Je pense que tout ça, c’est de l’excitation politique », a dit M. Malvy, en première ligne pour la rentrée, compte tenu des responsabilités des conseils régionaux en matière éducative.

  »Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, même s’il est important qu’il s’en approche », avait dit M. Sarkozy le 20 décembre 2007 au Palais du Latran.

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Publié dans Lu dans la presse

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