Au Bataclan, Ségolène Royal veut "renouer avec la belle histoire de 2007"

Publié le par Socialistes fonsorbais

Ségolène Royal tenait son dernier meeting avant le premier tour, jeudi 6 octobre, à Paris, dans la salle de concert du Bataclan.

Ségolène Royal tenait son dernier meeting avant le premier tour, jeudi 6 octobre, à Paris, dans la salle de concert du Bataclan.AFP/MEHDI FEDOUACH


Écharpes rouges, "Ségolène présidente" criés à pleins poumons et spots colorés. Retour vers le futur présidentiel de Ségolène Royal, jeudi 6 octobre au soir, devant 800 fidèles réunis, à Paris, dans la salle de concerts du Bataclan, pour un dernier meeting de la candidate à la primaire socialiste. Alors qu'à quelques rues de là, Martine Aubry s'apprête à faire un sort à François Hollande, fustigé pour son absence supposée de détermination, l'ancienne finaliste de 2007 ignore ses concurrents. Et, à l'évidence, replonge avec délices dans les grandes heures de sa campagne.
 

"Nous allons renouer avec la belle histoire de 2007", veut croire la présidente de Poitou-Charentes, qui en est déjà à rééditer son grand meeting d'entre deux tours lors de la présidentielle de 2007 : "Je vous le promets, nous remplirons le stade Charléty." Et qui reprend même mot à mot les formules de l'époque : "Je vous demande de faire en sorte que ce qui s'est levé ne s'arrête pas et de me donner la victoire dimanche prochain." Comme une impression de déjà vu…

Bien sûr, Ségolène Royal envisage l'avenir. L'Elysée, l'ex-finaliste de 2007 assure s'y voir déjà, qui jure de "rendre à la fonction présidentielle toute sa grandeur et sa noblesse". Elle annonce la création d'"un comité de surveillance des engagements, composé à parité entre majorité et opposition". Et, lyrique, de promettre un changement de régime : "Je mettrai fin à cette longue nuit du Fouquet's." Avant de conclure, d'une métaphore osée : "Il y a le printemps arabe. Nous, nous ferons lever le printemps français."

La candidate, flanquée de son conseil politique et d'une ribambelle de jeunes à l'arrière-plan, prend longuement la pose pour les photographes. Alors que les tubes s'enchaînent, Stromae – "Alors on danse" – puis Julien Clerc et Tiken Jah Fakoly, Ségolène Royal a visiblement du mal à quitter la scène.

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